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  • lapinblanc

Kurios

Kurios ? Cabinet des curiosités … ? Cirque du soleil.

Une affiche étrange, un titre prometteur, une troupe géniale…

Allons-y ! Partons lever les voiles de ce chapiteau rayé jaune et turquoise.


À première vue, vous voici dans un cirque tout ce qu’il y a de plus classique : une piste centrale, des gradins circulaires, de quoi suspendre des corps au ciel, de quoi les faire virevolter au sol. Cependant, d’étranges machines de cuivre et de verre, couvertes d’engrenages et de hublots, attirent votre attention des deux côtés de la scène. Il semblerait qu’un savant fou ait investi les lieux pour en faire son laboratoire. Vous gagnez votre place dans cette ambiance steampunk. L’horloge affiche 11:11… le spectacle commence.


Sur les notes pétillantes d’une musique electro-swing, des créatures échappées d’un roman de science-fiction des années 1900 envahissent la piste : un inventeur en blouse blanche, un homme-accordéon, une femme-spirale, des robots rondouillards faits de bois, de cuir, de boulons et de ferraille rouillée, et toute une troupe de voyageurs en redingotes, capes de fourrure ou chapeaux haut-de-forme sont prêts, dans une farandole de vieilles valises, à embarquer pour une mystérieuse expédition. Les premières minutes vous plongent dans la tradition du cirque à l’ancienne : femme miniature, colosse aux gros bras, projection d’acrobates… vous vous attendez presque à voir entrer en piste une femme à barbe. Mais ces numéros old fashioned se teintent d’une poésie incroyablement rafraîchissante, et vous assistez, ébahis, au dressage d’un lion invisible, à l’envol d’une trapéziste sur une bicyclette, et aux contorsions tentaculaires d’un banc de femmes-poissons. Sur la table du tea time d’un illusionniste enturbanné, un équilibriste empile des chaises ; vous retenez votre souffle en le voyant s’élever à 5, 8, 10 mètres de hauteur, et le voilà presque arrivé au sommet du chapiteau quand vous vous rendez compte, stupéfaits, que…. Oh mais oui ! Ça alors !!! (…je retiens ma plume : impossible de vous gâcher cette surprise.)


Reprenez vos esprits à l’entracte, et préparez-vous, car la deuxième partie du spectacle est encore plus fantasque que la première. Le savant est parvenu à faire décoller sa machine et vous emmène avec lui dans un univers onirique complètement déjanté, peuplé de barbus en cirés jaunes accrochés aux nuages, de créatures aquatiques bondissantes dans leurs filets, et de petites mains en route pour un tour du monde. Emportés dans un tourbillon de joie, ivres de découvertes, frappant frénétiquement la mesure de cette musique envoûtante jusqu’à vous en brûler les mains, vous acclamerez sans retenue l’extraordinaire magie de ce cabinet de curiosités. Bon voyage…


Le chapiteau de Kurios se trouve actuellement au Japon (Nagoya 22/11 - 27/01 ; Fukuoka 15/02 - 31/03). J’implore les génies du Cirque du Soleil de le faire atterrir prochainement à Paris…

https://www.cirquedusoleil.com/fr/kurios

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